L’industrie automobile européenne fait face à une nouvelle offensive des constructeurs chinois. Parmi eux, Xpeng, arrivé sur le marché en 2024, accélère son implantation en annonçant la production d’un quatrième véhicule électrique sur le sol européen. Une stratégie audacieuse visant à contourner les droits de douane imposés par Bruxelles sur les importations de voitures électriques chinoises.
Avec déjà trois modèles commercialisés – les SUV G6 et G9 ainsi que la berline P7+ – Xpeng confirme son ambition de s’ancrer durablement en Europe. Son PDG, He Xiaopeng, a révélé sur LinkedIn que ce nouveau modèle serait assemblé en Autriche, dans l’usine Magna Steyr de Graz. Une décision motivée par la volonté de réduire les coûts et de répondre à une demande croissante, alors que les ventes du constructeur ont atteint près de 23 000 unités en Europe en 2025.
Xpeng mise sur la production locale pour contourner les barrières douanières
Depuis son arrivée en europe, Xpeng a su tirer parti des partenariats industriels pour contourner les taxes à l’importation. Comme d’autres marques chinoises, il collabore avec des usines locales pour assembler ses véhicules à partir de kits semi-démontés (SKD), une méthode qui permet d’éviter la surtaxe de 20,7 % appliquée aux voitures électriques chinoises.
L’usine autrichienne de Magna Steyr joue un rôle clé dans cette stratégie. Actuellement, elle produit déjà les G6, G9 et P7+ pour le marché européen. Cependant, face à la saturation de ses capacités, Xpeng prévoit d’y ajouter un quatrième modèle d’ici fin 2026. Une annonce qui s’inscrit dans une logique d’expansion, alors que le constructeur explore également d’autres pistes industrielles, y compris des discussions avec Volkswagen, dont il est actionnaire minoritaire.
Une stratégie industrielle ambitieuse
La décision de produire localement répond à plusieurs enjeux. D’abord, elle permet à Xpeng de réduire ses coûts et d’améliorer sa compétitivité face à des concurrents comme Tesla. Ensuite, elle renforce son image d’acteur engagé sur le long terme en Europe, comme l’a souligné He Xiaopeng : « La production locale est un élément clé de notre engagement à long terme sur ce marché. »
Cette approche n’est pas isolée. D’autres constructeurs chinois, comme BYD ou NIO, adoptent des stratégies similaires pour contourner les barrières douanières. Certains, comme Dongfeng, collaborent même avec des marques européennes pour partager des lignes de production.

Quel sera le quatrième modèle de Xpeng produit en Europe ?
Malgré les annonces, l’identité du quatrième véhicule reste mystérieuse. Aucune information officielle n’a été dévoilée, alimentant les spéculations. Selon le site Electrive, il pourrait s’agir du X9, un grand monospace haut de gamme concurrent du Denza D9.
Cette hypothèse semble plausible, car Xpeng cherche à diversifier son offre pour toucher de nouveaux segments de marché. Le X9, avec son positionnement premium, pourrait séduire une clientèle en quête d’espace et de technologie avancée.
Une usine autrichienne en pleine expansion
L’usine de Graz, opérée par Magna Steyr, est au cœur de la stratégie européenne de Xpeng. Elle assemble actuellement les trois modèles du constructeur à partir de kits SKD importés de Chine. Cependant, face à la demande croissante, ses capacités sont déjà saturées, comme l’a confirmé Elvis Cheng, directeur de Xpeng pour le Royaume-Uni et l’Europe de l’Est.
Pour y remédier, Xpeng envisage d’étendre sa production sur d’autres sites européens. Les discussions avec Volkswagen, dont il détient une participation, pourraient déboucher sur de nouvelles collaborations industrielles. Une évolution qui témoigne de l’ambition du constructeur chinois de s’imposer comme un acteur majeur du marché automobile européen.
FAQ
Pourquoi Xpeng produit-il ses voitures en Europe ?
Xpeng assemble ses véhicules en Europe pour éviter les droits de douane de 20,7 % imposés par l’UE sur les voitures électriques chinoises. Cette stratégie réduit les coûts et améliore sa compétitivité face aux marques locales.
Quels modèles Xpeng commercialise-t-il déjà en Europe ?
Le constructeur propose actuellement trois modèles : les SUV G6 et G9, ainsi que la berline P7+, qui concurrence directement la Tesla Model 3.
Quand le quatrième modèle sera-t-il disponible ?
Le nouveau véhicule devrait être produit en Autriche d’ici fin 2026, selon les déclarations de Magna Steyr et de Xpeng.

Conclusion
Xpeng confirme son ambition de s’imposer comme un acteur incontournable du marché automobile européen. En produisant un quatrième modèle en Autriche, le constructeur chinois contourne les barrières douanières tout en répondant à une demande croissante. Avec des ventes en hausse et des partenariats industriels solides, il renforce sa position face à des concurrents comme Tesla ou Volkswagen.
L’identité du nouveau modèle reste un mystère, mais son arrivée d’ici fin 2026 marquera une nouvelle étape dans l’expansion de Xpeng en Europe. Une stratégie qui pourrait inspirer d’autres marques chinoises cherchant à s’implanter durablement sur le Vieux Continent.
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